Santé

      La presse locale a largement rapporté la campagne de G.Larrat, maire LR (pacte de stabilité non censure) de Carcassonne et de Alix Alcazar tête de liste socialiste (pacte de stabilité non censure), du bloc local, Radicaux de Gauche, PCF, Gluksmann et sa place publique, EELV, Parti occitan, avec le soutien de JC.Perez.

Embrouille et esbrouf

     G.Larrat déclare que Carcassonne n’est pas un désert médical, juste en situation de pénurie. Il encense l’action de sa municipalité mettant en avant la première bourse attribuée à un étudiant pour, qu’études terminées, il s’installe à Carcassonne.

     Le lendemain Alix Alcazar promeut un futur cabinet médical pluri-professionnel, en précisant qu’il fallait trouver les médecins et que la municipalité n’aurait pas fait assez en ce sens. La représentante du PCF entend par ce projet garantir l’accès aux soins de qualité dans un centre regroupant généralistes  spécialistes…les médecins seraient salariés …(Les séniors à temps partiels!). La tété médecine serait déployée………. On dirait Perrette et le pot au lait!!!  Comment le PCF qui, il y a quelques mois à peine alertait, à juste titre, sur une situation catastrophique par insuffisance  cruciale de généralistes  et de spécialistes peut-il croire cela aujourd’hui ?

     Et l’article de conclure que l’objectif  est de créer un climat de confiance favorable à l’installation des médecins.

                    C’est délirant!

Ou comment cacher une réalité pourtant simple.

     Ce n’est pas par manque de confiance que les médecins ne viennent pas. C’EST PARCE QU’IL N’Y EN A PAS ASSEZ EN FORMATION! C’est parce que le budget que Macron-Lecornu s’apprête à imposer aux Français, après l’avoir fait avaler si possible à l’Assemblée, ne prévoit pas d’en former. Au contraire. Et cela la tête de liste Alix Alcazar le sait pertinemment. Comme il sait que ce budget, tout comme ceux de Bayrou et Barnier, comprend la fermeture de lits, le doublement des franchises médicales….et tous les mauvais coups contre la sécu et les services de santé.

     Travaillant au Conseil Départemental, il ne peut ignorer non plus que de Castelnaudary à Narbonne,  et de Limoux à Coursan, les médecins font cruellement défaut dans les services de protection de l’enfance. (Bien sûr, on apprend aux équipes à s’en passer! )

Il ne peut ignorer….mais il n’en dit mot. Et pendant ce temps « la non censure » laisse Macron-Lecornu gouverner.

     Les collectivités voient leurs dotations diminuer et elles devraient se mettre en concurrence pour financer les projets d’installation de médecins?  S’ils vont là, ils feront défaut ailleurs. Tout le monde comprend cela. Vu les départs à la retraite, et le nombre de nouveaux médecins disponibles, dans l’avenir  il en manquera PARTOUT. Le budget Macron-Lecornu ne prévoit rien contre cela, bien au contraire.

     Pourquoi embrouiller.? Il suffit  de déterminer le nombre de médecins nécessaire, (nombre de malades, temps de travail) et sans plus tarder mettre en œuvre la formation.

Quelques-unes de nos propositions

  • Engager un plan de formation massif des professionnel·les de santé. Augmenter les moyens alloués aux facultés de médecine et réformer la formation pratique pour rendre effectif la fin du numerus clausus. Réhabiliter la possibilité de redoublement pour l’entrée en faculté de médecine
  • Généraliser les contrats d’études dans toutes les formations paramédicales (infirmier·es, aides-soignant·es, ambulancier·es, etc.) avec une rémunération au SMIC pendant la formation contre un engagement à servir dans un établissement ou dans un territoire pendant un certain nombre d’années
  • Permettre aux étudiant·es en médecine d’étudier dans des conditions correctes jusqu’à la fin de leur internat grâce à une garantie d’autonomie de 1063 euros et reconnaître leur travail de stage. 
  • Augmenter le recours au contrat d’engagement de service public (CESP) pour les étudiant·es en médecine avec un objectif de 10 000 contrats conclus à la fin du quinquennat.

  Une fois cela fait, des mesures « en attendant » seront bien sûr indispensables. Qui peut croire cela possible avec Macron ?

    Peut-on défendre les collectivités locales sans condamner le budget qui les étrangle? Peut-on commencer à rétablir un véritable droit à se faire soigner, tout en permettant à Macron-Lecornu de continuer  leur politique ? Pour notre part, nous pensons que non.