Conséquences du budget Lecornu

 
Christophe Bex, député de la Haute Garonne dresse un inventaire des conséquences du vote du budget « Lecornu » défendu par le PS

Olivier Faure annonce qu’il va défendre auprès du groupe des députés socialistes le fait de ne pas censurer le gouvernement.

     En septembre, le PS avait présenté son contre-budget comme base de négociation.Aujourd’hui, c’est l’heure de faire le bilan. Le contre-budget du PS contenait 23 propositions réparties en 3 chapitres. Il prévoyait « une hausse des recettes de 26,9 milliards d’euros et une baisse des dépenses de 14 milliards, ainsi qu’à un plan de relance et de soutien aux plus modestes d’une valeur de 19,2 milliards Si ce contre-budget était déjà en recul très net par rapport au programme du Nouveau Front Populaire, il était présenté par le PS comme sa base de négociation.

Puisque Lecornu a présenté ses propositions, on peut donc faire un bilan complet.

C’est parti.

La première partie prévoyait 7 mesures pour faire 27 milliards de recettes nouvelles sur les grandes fortunes.

Reniements et mensonges au service de la politique de Macron.

1) Taxe Zucman (15 Mds) : Pas dans le budget

2) Refonte de la fiscalité sur les dividendes et plus values (3,8 Mds) : Pas dans le budget

3) Lutte contre la fraude fiscale et sociale (3,2 Mds) : Pas dans le budget

4) Reconfiguration des exonérations de cotisations sociales pour les entreprises (2,9 Mds) : Pas dans le budget

5) Prélèvement social de 1 % sur les très grandes successions (1 Md) : Pas dans le budget

6) Contribution Gafam (0,8 Md) : Pas dans le budget

7) Taxe sur la malbouffe (0,2 Md) : Pas dans le budget

La seconde partie prévoyait 8 mesures visant à faire 14 milliards d’économies sur les dépenses.

8) Réforme du Crédit Impôt Recherche. Pas dans le budget

9) Suppression de la niche armateurs. Pas dans le budget

10) Réforme du pacte Dutreil. Pas dans le budget

11) Réforme crédit d’impôt services à domicile. Pas dans le budget

12) Optimisation des fonctions supports, du fonctionnement des agences, des prestations de cabinets de conseil, train de vie de l’Etat (rapport Dosière), etc. (5,4 Mds). Pas dans le budget

13) Encadrement du cumul emploi-retraite et des indemnités de rupture conventionnelle pour les revenus très élevés (1,5 Md). A moitié dans le budget

14) Régulation du système de santé (2,7 Mds). Dans le budget

La troisième partie prévoyait 19 milliards de dépenses en soutien au peuple français et aux investissements

15) Choc de prévention en santé (0,4 Md) Pas dans le budget

16) Suspension de la réforme des retraites. Pas dans le budget, c’est un simple décalage

17) Baisse de la CSG. Pas dans le budget

18) Plan d’urgence pour le logement. Pas dans le budget

19) Investissement massif dans les modes de transports collectifs et décarbonés. Pas dans le budget

20) Plan pour la souveraineté du pays (industrielle, énergétique, alimentaire). Pas dans le budget

21) Préservation des capacités financières des collectivités territoriales pour soutenir l’investissement. Pas dans le budget (au contraire il y a 8 milliards d’économies sur les collectivités territoriales)

22) Sauvetage de l’hôpital, des EHPAD et des crèches publics. Pas dans le budget (au contraire il y a 1,6 milliards d’économies sur l’hôpital)

23) Plan de soutien à l’école publique (recrutements et amélioration des conditions de travail et d’apprentissage)  Pas dans le budget (au contraire il y a 4000 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale)

BILAN 

Sur les 20 propositions qui ne concernent pas les « économies de l’état », le budget proposé par Lecornu contient 0 des mesures demandées par le Parti Socialiste.

Il faut y ajouter l’exigence de l’abandon du 49.3 sur laquelle Lecornu est revenu. Reniements et mensonges.

il n’y a qu’une seule solution 

LA CENSURE.

Lecornu persiste et signe : il déclenche le 29e 49-3 de la Macronie pour imposer la 1ère partie du budget 2026.

Nous déposons une motion de censure cosignée avec les groupes Écologiste et social, Communistes et Ultramarins.

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