Que faire si lecornu persiste ?
Nous proposons à tous les élus et responsables politiques
d’être présents sur le terrain,
si le gouvernement persiste dans sa politique d’abattage systématique.
Aujourd’hui, le danger que représente la politique sanitaire du gouvernement sur le devenir des exploitations, a unifié les syndicats d’éleveurs autour d’une plateforme commune. Toutes les organisations syndicales sont présentes. Parti de l’Ariège, cette unité s’étend. Ainsi dans l’Aude, malgré la position nationale exprimée par le président de la FNSEA, ses membres portant drapeaux et klaxons ont participé activement aux manifestations. Tous comprennent que c’est leur avenir en tant qu’éleveur qui est menacé. Chacun comprend que l’unité autour de revendications claires est en effet bien souvent un atout pour gagner.
Le mouvement social des éleveurs se développe rapidement, et trouve un soutien dans la population. (Population qui par ailleurs est également confrontée aux méfaits de la politique de ce gouvernement). La force de cette mobilisation bouscule les équilibres politiques.
Tous disent soutenir les éleveurs, et pleurent sur leur sort, déplorant le manque de volonté de dialogue du gouvernement, le mépris affiché, la brutalité….
Soutenir les éleveurs ne consiste ni à parler à leur place
ni à changer le contenu de leurs revendications.
Carole Delga s’est exprimée dans une lettre ouverte au premier ministre. Elle parle de la nécessité de « garantir un dialogue franc et sincère seul à même d’apaiser les tensions, singulièrement à quelques jours du débat Européen sur le MERCOSUR. » Réaffirme sa « confiance à la science et aux solutions de progrès qu’elle continue à apporter. » Elle « garanti au premier ministre son énergie et sa détermination à l’accompagner dans cette démarche d’ouverture. »
Le conseil départemental reconnait « la spécificité de l’élevage extensif qui suscite des inquiétudes face à l’abattage massif inadapté » «mais à aucun moment ne demande l’arrêt des abattages systématiques de troupeaux. Il demande « d’examiner des alternatives à l’abattage en zone vaccinale. » Le RN de son coté dit soutenir les éleveurs, préfère que le gouvernement réprime les gens des villes que ceux des villages, demande le dialogue, la révision du protocole, mais ne demande pas expressément a fin de l’abattage systématique.
Pourquoi ne pas demander clairement la fin de l’abattage systématique et la mise en place du protocole expérimental demandé par l’intersyndicale des éleveurs..Que faire si Lecornu persiste?
Bien sûr il faut que les syndicats dialoguent avec le gouvernement c’est leur rôle. Mais Ils doivent dialoguer sur la base de leurs revendications.
Le gouvernement réprime, taxe les éleveurs de Blackblocks, essaie de les diviser, de les couper du soutien populaire. Il parle de dialogue, mais continue les abattages.
De notre place, nous soutenons pleinement le protocole de l’intersyndicale que nous avons porté à la connaissance de tous les élus du département. Nous proposons à tous les élus et responsables politiques d’être présents sur le terrain, et de soutenir le protocole de l’intersyndicale de l’Ariège, si le gouvernement persiste dans sa politique aveugle d’abattage.
A voix haute sur les ronds points.
« Ce sont des décennies d’efforts, de sélection des troupeaux qui sont détruits » ; « on peut faire autrement. Isoler les bêtes atteintes, mettre en quarantaine le troupeau, et voir l’évolution de la maladie » ; « nous, éleveurs, nous ne sommes pas des idiots, nous avons des connaissances scientifiques. »
« Si le protocole gouvernemental s’applique, c’est fini. Pas seulement pour moi, mais pour toute la filière bovine du Comminges, de Haute-Garonne, de l’Ariège, de tout le Sud-Ouest. Des dizaines d’activités et d’emplois (agricoles, commerces, transports…) sont menacés de disparition avec l’asphyxie de toute la région. Alors, je viens sur le barrage pour me faire entendre, pour les faire reculer sur leur mesure insensée »,
(Paroles d’éleveurs recueillies par les députés LFI Christophe Bex (Hte Garonne) et Manon Meunier (Hte Vienne), alors que les actions se mènent contre l’abattage systématique du troupeau dès le premier cas de DNC avéré.)
A voix basse dans les couloirs du gouvernement.
Un objectif affirmé (discrètement) au sommet de l’État : réduire le cheptel français
La Cour des comptes a recommandé en mai 2023 une réduction importante du cheptel bovin en France. Le rapport soulignait que l’élevage bovin est responsable de 11,8 % des émissions d’équivalents CO2 en France, principalement dues au méthane produit lors de la digestion des vaches. Elle appelait ainsi à définir une stratégie publique de réduction du cheptel et à revoir les dispositifs
Ils ont dit, ils ont fait.
Arnaud Rousseau,. Président de la FNSEA
Le président de la FNSEA prétend : « On ne peut faire autrement que d’abattre le troupeau », se réfugiant derrière l’argument scientifique. Il soutient ainsi le gouvernement, malgré l’opposition de ses syndiqués éleveurs qui ne veulent pas perdre leurs troupeaux. Eux ne sont pas, comme lui, propriétaire au Brésil de la Samas, une entreprise d’élevages bovins d’exportation. Déjà 15 % des produits viennent des importations.
Carole Delga, présidente de région
« je ne céderai rien sur ma confiance en la science et les solutions de progrès qu’elles continuent d’apporter à notre société. »
(Lettre ouverte au premier ministre.)
Notons que la ministre de l’agriculture s’appuie elle aussi sur « la science » pour justifier les abattages systématiques.
Soutien syndical
Extraits du communiqué de l’Union Départementale FO de Gironde. (le 16 décembre).
« L’ union départementale FO 33 apporte tout son soutien aux agriculteurs, aux éleveurs qui se dressent à l’heure actuelle contre cette mesure inouïe qui consiste à imposer l’abattage systématique de leurs troupeaux dès qu’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) se manifeste. (…)Les agriculteurs, les éleveurs nous nourrissent: personne ne peut être indifférent à leur sort et au traitement que le gouvernement leur réserve. Dès lors, l’union départementale FO 33 encourage tous ses syndiqués FO à leur apporter leur soutien en se rendant sur les différents lieux de blocage, comme celui de Cestas sur l’A63. »
L’Union Départementale FO de l’Aude a voté une participation financière afin d’aider les éleveurs qui manifestent.