Lettre aux associations.

Madame, monsieur,

     La loi du 1er juillet 1901, qui consacre la liberté d’association, fait partie, avec la loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 et la loi sur la liberté de la presse de 1881, des lois qui vertèbrent les libertés dans la République. Les associations sont un maillon essentiel de la vie démocratique dans la République. Dans leur grande diversité, elles concernent et impliquent près de 16 millions de citoyens et elles emploient 1,6 million de salariés.

     Mais elles dépendent aussi souvent des subventions et des aides des collectivités territoriales et elles sont donc impactées indirectement par les problèmes que rencontrent les dites collectivités, notamment au niveau des financements que celles-ci reçoivent de l’État.

     Les collectivités ont vu leur financement amputé de 5,5 milliards d’€ en 2025 et de 4,6 milliards en 2026. Qui peut croire que cela n’aura pas de conséquences sur leur fonctionnement, et donc, indirectement sur les aides aux associations ? Cette situation a d’ailleurs déjà donné lieu à diverses mobilisations en 2025 et 2026. Et elle est pointée du doigt par les responsables des exécutifs territoriaux, notamment l’Agglo, le Département ou la Région. Mais que font-ils concrètement ? Rien ou pas grand-chose.

     Au contraire, ceux-là mêmes qui se plaignent de ces ponctions successives se sont pourtant portés au secours, à l’Assemblée Nationale, de M Lecornu et lui ont permis, par leurs votes, de continuer cette politique. Et ce, alors que les richesses du pays font l’objet d’un véritable pillage :

  • 216 milliards d’aides aux entreprises (qui plombent la Sécu)
  • 80 milliards d’évasion fiscale
  • 53 milliards pour la dette (irremboursable, elle est devenue une rente pour ceux qui la détiennent)
  • 100 milliards distribués aux actionnaires des entreprises du CAC40

     Et ce, alors que l’argent coule à flots pour la préparation de la guerre qui continue à se déchainer à quelques milliers de kilomètres de notre pays.

     Comment peut-on accepter cette situation ?

     Notre liste Carcassonne Unité populaire, dont la tête de liste est Jihed TAYEBI, se porte candidate à Carcassonne dans le cadre de ces élections municipales.

     Élus, nous n’accepterons pas cette politique qui ponctionne les collectivités territoriales et empêche, par ricochet, les associations de fonctionner normalement.

     Nous n’hésiterons pas à appeler la population à se mobiliser pour exiger de l’Etat des financements à la hauteur des problèmes que notre ville rencontre. De l’argent pour nos hôpitaux, nos écoles, nos services publics, nos associations, nos concitoyens ! Pas pour la guerre !

     Nous sommes évidemment à votre disposition pour échanger sur tous les sujets qui vous tiennent à cœur.

     Avec nos meilleures salutations.

     Pour tout contact: carcassonneunitepopulaire@gmail.com