N° 32 du 7 mars 2026

Ce qui change au premier mars....

     Le Parti Socialiste a fait le choix de voter budget de la sécu PLFSS proposé par Macron et Lecornu, puis de ne pas voter la motion  de censure, portée par les insoumis, les ultramarins, les communistes et les écologistes, après l’adoption du budget par 49-.3.  Ces choix entrainent  tout de suite de lourdes  conséquences  pour des millions d’entre nous. 

  • Pour les familles 75 euros de moins par mois pour leurs enfants entre 14 et 17 ans. Soit 3000 euros par enfant sur la période.
  • Le forfait hospitalier passe de 20 à 23 euros soit 15%….
  • La participation forfaitaire passe de 24 à 32 euros soit 33%…
  • Le forfait pour un passage aux urgences non suivi d’hospitalisation passe de 19,61 à 23 euros, soit 17,28%.

     Pendant ce temps nos revenus……..sans commentaire….silence médiatique.

 

....et ce qui ne change pas.

     Dans le même temps bien sûr, des lits continuent à être supprimés, des services de radiologie glissent vers le privé. Pour ce qui est de l’accès aux soins « de ville » chacun est confronté au manque de médecins.  Les gouvernants successifs ne pouvaient ignorer que les médecins partiraient à la retraite, que la population augmenterait et vieillirait. Ceux qui n’ont pas été censurés savent cela et continuent à planifier la baisse du nombre de soignants. Nous en faisons et nous en ferons les frais.

Lézignan, l'hôpital dans la tourmente.

Personnel et syndicats défendent l’hôpital contre les mutualisations et les suppressions de services et de postes.

     « On nous parle de mutualisation, de modernisation mais sur le terrain ce sont des suppressions de postes des transferts de services (…) Nous sommes un hôpital de terrain garant de l’accès aux soins pour tout un bassin de vie. (…) l’établissement a fait ses preuves pendant des années et sans mécontentement. Le personnel accomplit son travail mais aujourd’hui  il est en grande souffrance. Départs non remplacés, contrats non renouvelés, pression sur les équipes, rappel sur les repos… »

     « Nous refusons une stratégie par étapes, où chaque décision isolée prépare la disparition progressive de nos services. »

     « Pour l’IRM les plans sont prêts la machine commandée le personnel recruté et…le dossier est bloqué! »

     Recrutement poste pour poste. Arrêt des non remplacements et des départs et des contrats non renouvelés.

     Pour l’Ehpad le budget est passé » de 30 millions à 8. «on arrive pas à boucler l’investissement il manque 500 000 euros. Valérie Dumontet conseillère départementale PS demande à « ce qu’on se mette autour de la table pour réunir les fonds »!!!!!

     Comme tous les hôpitaux de France, l’hôpital de Lézignan est impacté par le budget que les députés PS ont voté et par la politique menée par un gouvernement qu’ils n’ont pas censuré. Ces derniers jours au CHU de Nantes FO, CGT et les personnels de néphrologie ont envahi le bureau du directeur,. Grèves à Edouard Herriot, au CHU de Tours à St Jean Dieu à Lyon à Antoine Béclac à Clamart à Creil à Cochin, à Amiens à Digne à Manosque à Rennes à Clichy à St Nazaire à Angers à l’hôpital civil de Lyon et …à Lézignan. Les soignants n’acceptent pas les conséquences du budget.

    Nous ne savons pas si madame Dumontet approuve, comme les députés de son parti, le budget de la sécu et le budget des collectivités locales adopté par 49-3 par un gouvernement que ces mêmes députés n’ont pas censuré. Mais une chose est sûre, avec ce budget la situation ne peut qu’empirer, pour les personnels et les malades. Qui peut honnêtement prétendre  le contraire ?

Étrange débat municipal à Carcassonne.

     Un débat organisé par la presse locale rassemblait  la liste conduite par le secrétaire fédéral du parti socialiste,  Alix Alcaraz, Gerard Larrat et François Mourrad. Sur le thème de la santé tous constataient qu’il y avait sur la ville 9 médecins pour  46000 habitants!.

     Chacun y va de sa recette, salarier des médecins, faire travailler les retraités…rendre Carcassonne attractif, aider à ceci à cela….sur un ton feutré.

     Ils ont tous été d’accord pour ne pas dire un mot sur le  triste budget de la sécu, sur la responsabilité des gouvernements  qui continuent à orchestrer la pénurie  de médecins et la destruction des hôpitaux.

     Ceux qui votent et laissent passer les budgets savent cela. Ils étouffent la santé comme ils étouffent les collectivités. Pourquoi s’obstiner à cacher le fond du problème ?

     On ne peut à la fois  permettre l’accès aux soins et soutenir  le gouvernement et son budget.

tete liste gf narb5

Une force se rassemble.

 

     Une force qui ne lâche pas  sur le programme de  rupture du NFP.

     Une force  qui préfère défendre notre sécu, notre école, nos retraites, nos collectivités

et la qualité de l’environnement  que s’agenouiller devant Macron et son programme

en faveur des nantis.

     Une force qui préfère le budget de la sécu et des hôpitaux au budget de la guerre.

     Une force laïque. Une force pour la paix. Une force antifasciste.

     Une force de gauche dont nous avons besoin.

tract 22

A tête reposée.

     Une cascade de calomnies et de mensonges grossiers est déversée sur LFI. C’est tout de même curieux que ce soit orchestré par les mêmes qui soutiennent, ou s’allient avec ceux qui soutiennent le gouvernement et son budget.

     Non ?