Semaine nationale d’action dans l’Education Nationale : cinq syndicats enseignants appellent à une journée de grève le 31 Mars dans les écoles, les collèges et les lycées, afin de protester contre les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026.

La carte scolaire précisant l’organisation des écoles sera rendue précisément ce mardi.

Ces suppressions de postes sont la conséquence directe de l’adoption du budget d’austérité Macron-Lecornu, passé en force par 49.3, et non-censuré par le Parti Socialiste.

La priorité donnée à la défense par rapport à l’éducation est une décision très grave, lourde de conséquences pour l’avenir de notre pays.

Une éducation bradée, avec des effectifs d’élèves par classe qui vont encore augmenter, des accompagnements des enfants en difficulté qui se dégradent, des salaires d’enseignants qui ne progressent pas suffisamment pour attirer davantage de candidats aux métiers de l’enseignement.

Sur leurs sites respectifs, les syndicats détaillent la boucherie : 3256 suppressions de postes d’enseignants prévus, 1891 dans les écoles, et 1365 dans les collèges et lycées, sont programmées pour la rentrée prochaine. Sans aucune revalorisation salariale, malgré une inflation qui s’annonce repartir vigoureusement.

Ainsi, le SNUIPP (premier degré) annonce une diminution dans l’ensemble de la France métropolitaine, avec -75 postes dans l’Académie de Montpellier, et -94 dans l’Académie de Toulouse.

Même constat pour le SNES-FSU (second degré) : -90 postes dans l’Académie de Montpellier, -103 dans l’Académie de Toulouse.

Dans l’Aude, les syndicats estiment que 13 postes devraient être supprimés dans le premier degré, 5 postes dans les PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité), 15 postes dans les collèges et 5 postes dans les lycées !

Le SNES-FSU publie un graphique éclairant, qui démolit complètement le discours gouvernemental, justifiant les suppressions de postes par une baisse des effectifs. En réalité, le second degré public a besoin de 45 322 emplois d’enseignants en plus pour retrouver le taux d’encadrement de 2006…

Voilà le résultat de 20 ans de politiques néolibérales acharnées, et de soutien à l’enseignement privé.

Autre revendication syndicale, le recrutement massif de personnels éducatifs pour améliorer le climat dans les établissements. En effet, il est évident qu’une présence d’adultes formés (CPE, infirmiers, psychologues, etc…) auprès des jeunes éviterait, beaucoup mieux que des mesures sécuritaires inefficaces, les passages à l’acte violents d’adolescents en détresse, par la détection, l’accompagnement et la prise en charge de ces difficultés.

Enfin, les syndicats réclament la mise à jour et l’élargissement de la carte des établissements prioritaires, notamment aux lycées, afin de tenir compte des évolutions sociales et de la paupérisation de nombreux territoires. Ce n’est que par là qu’on pourra s’attaquer aux phénomènes de ségrégation sociale et scolaire dont profite l’enseignement privé.

Depuis 2015, 9 ministres de l’éducation nationale, 0 révision de la carte de l’enseignement prioritaire

Nous apportons notre soutien total aux enseignants et aux personnels de l’éducation mobilisés mobilisés !

Réaffirmons haut et fort que le renforcement et l’élargissement des services publics, partout et pour tous, est un des piliers fondamentaux d’une véritable politique de gauche.

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