Ecole de St Hilaire, les parents supplient pour des moyens.

     Le manque de moyens pour l’accueil d’enfants en situation de handicap était dénoncé par les parents d’élèves. On peut aussi lire sur les banderoles: « Non aux moyens insuffisants. » « Parents démunis. »  Si on ne supplie pas, on a rien.

     Cette situation n’a hélas rien d’exceptionnel. Quelles que soient les explications enfumées de l’académie, la pénurie d’Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap (AESH) est flagrante dans l’Aude, comme dans toute la France. La Maison Départementale des Personnes Handicapés attribue par exemple 12h de présence d’AESH à un élève, mais celui-ci peut n’avoir que 4h en pratique.  Or ces élèves ont absolument besoin du soutien attribué pour surmonter leurs difficultés particulières.  Si le soutien est absent ou partiel, leur scolarité en sera affectée, et par conséquent leur avenir.

     Les intervenants spécialisés, psychologues…font également défaut.

     Il est important de préciser également que les enfants en situation de handicap doivent, pour certains, bénéficier d’une prise en charge de leurs difficultés en dehors de l’école. Les institutions médicales, socio-éducatives, Centre Médico Psychopédagogique….Service d’Education Spéciale et de  Soins  A Domicile, manquent également cruellement de moyens, les listes d’attente sont longues, et 6 mois ou un an pour un enfant c’est énorme.

     Nous rappellerons enfin que ces institutions spécialisées, qui apportent une prise en charge individuelle concourant à l’intégration scolaire, sont financées par la sécu et donc tributaires de son budget.

     Macron-Lecornu ont fait passer avec le vote favorable du PS et  de quelques autres au PCF et à EELV, un budget qui ampute de 12 milliards les recettes de la sécu!

     Des milliers de postes en moins à l’éducation nationale, 12 milliards en moins pour les soins. Ca ne va donc pas s’arranger.!!!!

Qu’importe pour eux le sort des enfants et l’angoisse de leurs parents.

     Faut-il vraiment que ces gens continuent à gouverner ?

L'Assemblée vote 12 milliards de moins.

     80 milliards de cotisation ne sont pas versés à la sécu. Ces 80 milliards répétons le sont une partie de notre salaire que l’entreprise doit normalement verser à la sécu pour nos soins,  retraites,  allocations, accidents de travail…

     Il y a quelques jours le volet recettes du budget Macron-Lecornu pour la sécu a été adopté. Pas un centime de ces colossales exonérations n’ a été récupéré. Au contraire, 12 milliards de coupes supplémentaires se sont ajoutés au « déficit » dû aux exonérations.

     C’est un coup de hache dans les hôpitaux, les EHPAD, les soins d’éducation spécialisée….Assurés, malades, soignants, enfants en difficultés, postes supprimés, lits fermés, attente aux urgences, nous paieront toutes et tous cette saignée.

Le PS a voté 12 milliards de moins pour la sécu!

     Les députés PS ont voté ce texte. Les députés PCF, EELV, se sont, tout comme les LR, majoritairement abstenus, expliquant que les débats devaient se poursuivre. ( Ce qui revient à ne pas rejeter le texte.)

     Bla, bla, enfumage, la vérité est simple, le PS a voté pour un texte du gouvernement Macron-Lecornu qui vole 12 milliards de plus à la sécu, et les abstentionnistes s l’ont laissé passer.

     Le gouvernement a employé l’article 47-1 de la Constitution pour interrompre l’examen du projet de loi et l’envoyer au sénat . Il était possible de prolonger le débat une journée pour permettre à l’Assemblée de voter sur l’ensemble du texte. Les députés qui se sont abstenus pour continuer la discussion ne pouvaient ignorer cela…chacun jugera!

     Le ministre du travail appelait à voter l’article négocié avec le PS décalant de quelques mois l’application de la retraite à 64 ans. Il expliquait avoir besoin de cet article pour la stabilité du gouvernement et pour permettre la discussion avec les partenaires sociaux. Discussion qui met au centre des débats la retraite par points, autrement dit un coup de plus après Juppé-Raffarin-Macron, contre nos retraites.

     Mais ce n’est pas fini, au sénat un amendement déposé par la majorité sénatoriale, veut revenir sur le décalage de la réforme des retraites. Un autre pour rétablir le gel des pensions et des prestations sociales.

     Mariane Maximi députée LFI, en votant NON, a bien résumé la situation :

Nous avons été élus pour sauver la sécu, pas pour sauver Lecornu.

Colères agricoles

     Dans le monde agricole, la colère gronde, les manifestations enflent, les dirigeants des organisations et les politiques parlent et proposent…

     Essayons d’y voir clair. Les organisations mettent en avant des aléas climatiques difficiles, une concurrence déloyale due à des normes trop sévères, et des importations de vin au prix de l’eau.

     Le sénateur PLA explique que la profession n’a pas suffisamment su se remettre en question. Que la filière n’ a pas su anticiper le marché, face aux évolutions sociétales et au changement climatique,  mais qu’elle dispose de tous les atouts pour sortir de la crise. Il parle d’eono-tourisme!

     Carole Delga  parle de contexte géopolitique tendu et explique que la filière a besoin de loyauté dans les échanges commerciaux, souligne le combat collectif pour la moralisation des échanges. Elle rejoint par là notre sénateur qui s’en remet lui-même aux lois Egalim…..

     Le secrétaire fédéral du PS, A. Alcaraz a lui apporté son soutien sans plus de précision.

     Ces personnalités feignent d’oublier que depuis un demi siècle leurs partis se sont succédé aux affaires, mettant leurs pas dans les traces qui précédaient.

     

     Un demi siècle pendant lequel des centaines d’exploitation on disparu alors que des milliards s’entassaient dans la finance de l’agroalimentaire. Un demi siècle de restructurations douloureuses (pour employer les termes du rapport sénatorial). Des conseils ont été donné, des politiques françaises et Européennes appliquées. Et voilà le résultat. Les viticulteurs n’avaient pas de bandeaux devant les yeux, ils ont subi vos politiques.

     Madame Delga, après avoir souligné le contexte international tendu, implore la moralisation et la loyauté  dans les échanges commerciaux.  Autant faire des incantations pour que la pluie tombe! Il est vrai que son parti pactise avec Macron, lequel nous défend énormément face aux règles de loyauté commerciales de Trump!!!

     Devant la colère et les manifestations, ils font savoir des soutiens, conseillent , dénoncent, mais sur le fond continuent la même politique.

     Sans rompre avec les grandes centrales d’achat et les industriels de l’agroalimentaire qui tondent les viticulteurs, sans rompre avec Macron-Lecornu, qui défendent les intérêts capitalistes, les revenus baisseront, les exploitations disparaitront.

 

Sans suffisamment de vaccin, c'est sûr, c'est l'abattage.

     Personne ne peut ignorer que les virus circulent de plus en plus vite, sur terre. Ils vont, puis reviennent souvent en mutant. Bien. Sachez que les stocks de matériel de dépistage ont été supprimés et que le pays dispose de 800 000 doses de vaccin pour 15 millions de bovins. Sans vaccin la maladie reviendra. Faudra t-il encore abattre les troupeaux sans discernement ?

     Tout cela n’est pas sans rappeler  les mensonges sur le manque de masques et de matériel médical, dont soignants et malades ont manqué lors de la CoVID 19.  Lits fermés, hôpitaux surchargés….Ils continuent, semblent ne rien apprendre,  ils ne nous écoutent pas, qu’ils s’en aillent.

Chronique d'une trahison annoncée

      Sur quel ton faut-il le dire et qui veut bien l’entendre parmi celles et ceux qui persistent à penser que le Parti Socialiste roule à gauche ? Les reniements font désormais partie de l’ADN du PS, et sans avoir à remonter le temps (la rigueur en 1983, le traité de Lisbonne en 2002 et le mandat catastrophique de F. Hollande de 2012 à 2017), il suffit pour s’en convaincre d’étudier les deux dernières élections législatives.

2022

     En 2022, après avoir réuni 1,7 % des votes exprimés à l’élection présidentielle, le PS attrape désespérément la main tendue par La France Insoumise, dont le candidat avait réuni 22 % des suffrages exprimés. La Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale est ainsi créée, réunissant LFI, le Parti Communiste, Europe Écologie Les Verts et le PS, sur un programme de rupture. Mais il n’y avait aucune sincérité dans la signature du PS. Nous savons dans l’Aude que cette unité ne visait en réalité qu’à sauver un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale. Localement, les caciques locaux du PS ont torpillé les candidatures de la NUPES sur les trois circonscriptions sous le dictat de la présidente de Région en investissant des candidats dissidents, offrant ainsi trois députés au Rassemblement National. Ces trois-là devraient être reconnaissants à Mme Delga. Il n’a pas fallu longtemps pour que le PS s’éloigne de la NUPES, et finisse par insulter régulièrement les élus et militants de LFI, lesquels avaient pourtant permis le sauvetage de son groupe parlementaire.

   

Puis 2024

     En 2024, on prend les mêmes et on recommence, à cela près que LFI abandonne une centaine de circonscriptions au PS dans le cadre du Nouveau Front Populaire. Le PS n’en récupèrera que les deux tiers et, quelques semaines plus tard, tourne le dos au programme du NFP en continuant à mordre la main qui l’a nourri. Aujourd’hui, le PS jette un masque qui s’avérait par trop transparent  (comme le reconnaît Olivier Faure énervé par des journalistes : « Arrêtez avec l’histoire du NFP !! ») et rejoint la droite Macroniste dans le détricotage de la Sécurité Sociale, en prétendant obtenir des “avancées”, notamment sur les retraites.

     Non seulement, ladite “suspension de la réforme des retraites” ne vaut pas abrogation, comme l’a affirmé le président de la République, mais ces “avancées” sont d’ores et déjà balayées d’un revers de vote par le Sénat, dont la majorité avait déjà annoncé la couleur avant même les débats à l’Assemblée Nationale.

 

Finalement

     À l’arrivée, c’est la commission paritaire, à majorité de droite, qui écrira la loi qui sera proposée au vote de l’Assemblée Nationale, et il est douteux qu’il y ait de nouvelles “avancées”, même fictives. Au mieux, le PS aura donné un sursis d’au moins deux mois au gouvernement Lecornu afin de ne pas retourner aux urnes, se sachant proche de la déroute électorale. Au pire, le PS acceptera des miettes de la part du gouvernement et s’abstiendra de voter une motion de censure, avant de s’installer définitivement dans son camp. Dans tous les cas, il serait temps que les électeurs voient de quelles trahisons le PS est le nom.

 

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