A voix haute sur les ronds points.

     « Ce sont des décennies d’efforts, de sélection des troupeaux qui sont détruits » ; « on peut faire autrement. Isoler les bêtes atteintes, mettre en quarantaine le troupeau, et voir l’évolution de la maladie » ; « nous, éleveurs, nous ne sommes pas des idiots, nous avons des connaissances scientifiques. »

     « Si le protocole gouvernemental s’applique, c’est fini. Pas seulement pour moi, mais pour toute la filière bovine du Comminges, de Haute-Garonne, de l’Ariège, de tout le Sud-Ouest. Des dizaines d’activités et d’emplois (agricoles, commerces, transports…) sont menacés de disparition avec l’asphyxie de toute la région. Alors, je viens sur le barrage pour me faire entendre, pour les faire reculer sur leur mesure insensée »,

(Paroles d’éleveurs recueillies par les députés LFI Christophe Bex (Hte Garonne) et Manon Meunier (Hte Vienne), alors que les actions se mènent contre l’abattage systématique du troupeau dès le premier cas de DNC avéré.)

A voix basse dans les couloirs du gouvernement.

Un objectif affirmé (discrètement) au sommet de l’État : réduire le cheptel français

     La Cour des comptes a recommandé en mai 2023 une réduction importante du cheptel bovin en France. Le rapport soulignait que l’élevage bovin est responsable de 11,8 % des émissions d’équivalents CO2 en France, principalement dues au méthane produit lors de la digestion des vaches. Elle appelait ainsi à définir une stratégie publique de réduction du cheptel et à revoir les dispositifs d’aide aux éleveurs, pour les diriger vers d’autres activités.

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