2026

Dans le rural comme en ville,
avec la France d’en bas.

     En France, dans le droit fil des exigences de Trump et de la finance, le gouvernement Macron-Lecornu entend réaliser un budget qui rabote toutes les politiques nécessaires au peuple et augmente d’autant le budget militaire. Prétendre le contraire, c’est tout simplement mentir.  Ne pas censurer, d’une façon ou d’une autre, ce gouvernement, continuer ces politiques,  c’est exposer la majorité de la population à des difficultés majeures croissantes.

     Il serait hypocrite et malvenu , dans ce contexte, de souhaiter une bonne année, de présenter des vœux en arborant un sourire préfabriqué

Nous affirmons notre sympathie et notre soutien:

     Aux éleveurs qui manifestent contre le MERCOSUR, qui exigent l’application d’un protocole encadré au  lieu de l’abattage des troupeaux.

     Aux  médecins, aux  soignants qui luttent pour la défense de l’hôpital public.

     A tous les élus locaux qui n’acceptent pas les ponctions dans le budget des collectivités.

     Aux enseignants et aux parents qui défendent l’école.

     A tous ceux, et ils sont nombreux, qui n’acceptent pas le budget Macron-Lecornu.

     Nous mettrons quant-à nous tout en œuvre pour les aider, pour en finir avec ce gouvernement, avec cette politique,. Pour à imposer la  Paix contre  ceux qui préparent la guerre .

Au grand banquet de Trump et des siens

Cette photo nous donne envie de vomir

     Alors que des milliers de soldats Ukrainiens, Russes meurent au front, désertent dans des conditions inimaginables, pour échapper à la mort. Les populations ukrainiennes et russes souffrent de l’économie de guerre.

     Cette photo nous donne envie de vomir.

     L’intervention militaire au Venezuela, a provoqué une onde de choc planétaire. Comme pour les séismes il  y  aura sûrement des répliques. Sans fard ni masque, obéissant aux intérêts des capitalistes, Trump déclare tout net qu’il entend mettre la main sur le pétrole vénézuélien. (Vraisemblablement la plus grande réserve mondiale).

     La guerre économique à laquelle est contraint de se livrer le capitalisme ne suffit plus. Pour s’offrir rapidement des marchés juteux, il faut les prendre par la force. Il faut prélever des sommes énormes sur les budgets au service des peuples, santé, éducation, production de nourriture et de biens  pour les transvaser dans l’armement.

     Que l’opération de Trump ait été rapidement approuvée par  Netanyahu planificateur du génocide des palestiniens, n’a étonné personne. Les gouvernements Européens, quant-à eux, regrettent la forme de l’intervention en soulignant que Maduro était un dictateur tentant ainsi désespérément de trouver un coté démocratique à cette opération.

     Des manifestations ont lieu partout dans le monde. Elles grossiront et rejoindront celles qui soutiennent les palestiniens contre le génocide.

     Il est beaucoup question du droit international. Bien sûr, beaucoup de gens de bonne foi voudraient qu’un droit « international » s’applique. Mais rien n’est simple et la pire des choses devant le danger serait de le masquer. Ce qui arrive au Venezuela n’est qu’un exemple avancé des desseins du capitalisme.  Cette question de J.L Mélenchon n’est elle pas une question que chacun se pose ?  

      Qui est en droit de faire respecter des règles quand les membres de conseil de sécurité de l’ONU les violent, et interdisent qu’on les applique?

Dermatose sur fond de déclin du cheptel bovin français.

     Dans la décennie précédente, 14 000 exploitations de bovins à viande ont disparu.  Les élevages de veaux de boucherie ont baissé de 30%. En 7 ans, de 2016 à 2023, 820 000 vaches en moins. Les mécanismes financiers mis en œuvre par les propriétaires de capitaux dans la filière sont complexes et échappent à la grande masse des éleveurs qui subissent cette politique.  Ainsi, beaucoup se voient contraints d’abandonner l’engraissement à des industriels d’Italie ou d’Espagne. Prés d’un million et demi de bêtes sont ainsi exportées. Dans le même mouvement, les importations en provenance d’Amérique du sud augmentent de 14% et les prix dans les grandes surfaces de 10% en un an.

     Ces jeunes veaux exportés pourraient être engraissés en France. Mais tout comme les propriétaires de capitaux ont exigé des gouvernements des règles souples pour délocaliser les industries et baisser salaires et protections sociales, la finance agricole fait de même et cherche à produire là ou elle fait le plus de profit. Qu’importe les éleveurs et la qualité.

     En 1970 les 1200 abattoirs que comptait le pays étaient pratiquement tous publics. Il n’en reste aujourd’hui que 230. Seulement 10% des bovins sont abattus par des structures publiques. Pour des économies d’échelle, les structures sont plus grandes et spécialisées pour des espèces particulières. Cette concentration est défavorable aux éleveurs, empêche les circuits courts et augmente la durée des transports et donc les risques sanitaires. Un bovin sur deux est abattu à plus d’une heure trente de route et un sur 10 à plus de 4h30. En toile de fond les affaires liées à des groupes d’abattage industriel privé, refusant de publier les comptes après avoir perçu des aides de l’état. Dans ce secteur aussi les services publics sont détruits au profit……des profiteurs.

Nous ne laisserons pas mourir de froid.

il faut réquisitionner les logements vides

Mourir de froid, dans la septième puissance économique mondiale, n’est ni un fait divers ni un accident : c’est un choix politique.

     Mettre fin au sans-abrisme n’est pas une utopie. C’est un devoir républicain. Puisque l’État fait le choix d’abandonner, les maires doivent faire le choix politique de sauver. 

     Deux chiffres : 350 000 personnes sont sans domicile fixe, tandis que plus de 2 millions de logements sont laissés vacants. Pour sauver des vies, il est urgent de réquisitionner pour loger femmes, enfants, hommes. Candidats aux élections municipales de mars 2026, nous refusons d’attendre de compter les morts de froid, qui sont en réalité des morts de l’inaction coupable de l’État et des collectivités

     Les solutions existent en droit français. Les préfets peuvent réquisitionner des logements et des locaux vacants face à l’urgence. Ils peuvent confier ces biens à des organismes HLM et à des associations d’accompagnement social pour un usage durable. Ces outils, prévus par la loi, permettent d’agir immédiatement.

Puisque l’État fait le choix d’abandonner, les maires doivent faire le choix politique de sauver !

     En cas d’urgence absolue lorsque des personnes dorment dehors par grand froid et que leur vie est donc mise en danger, le pouvoir de police du maire lui permet d’ordonner, à titre exceptionnel, la mise à disposition temporaire de locaux vacants pour prévenir une atteinte grave à la dignité humaine. Cette possibilité a été reconnue par le Conseil d’État.

     Les maires qui prétendent ne rien pouvoir faire mentent. Insoumis et candidats à diriger nos communes, nous utiliserons tous les leviers pour que personne ne meurt de la rue. Nous utiliserons nos pouvoirs de police pour réquisitionner les bâtiments vides. Nous mettrons à disposition les bâtiments publics inutilisés plutôt que de les céder à des spéculateurs. Nous confierons à nos brigades du droit au logement le soin de réaliser un inventaire des logements vacants, et organiserons la mobilisation populaire pour que les préfets les réquisitionnent. Nous construirons avec les associations une stratégie du « logement d’abord » pour sortir de la rue les personnes sans-abris.

     Le plan grand froid illustre à lui seul l’impasse actuelle des politiques publiques. Déclenché toujours trop tard, sous la pression médiatique et associative, il repose sur une logique absurde : attendre que le thermomètre passe sous un seuil administratif pour agir. Une politique inefficace et dangereuse. Entre 0 et 5 degrés, le froid tue tout autant, surtout des corps déjà fragilisés par la rue. Ouvrir quelques places temporaires dans des gymnases ou des salles municipales, pour quelques nuits, sans accompagnement social durable, ne permet pas de répondre aux besoins réels. Pire : l’urgence sociale est traitée comme une variable d’ajustement budgétaire par le gouvernement Macron, avec un nombre de places en hébergement d’urgence limité, quitte à laisser des centaines de personnes dehors malgré leurs appels au 115.    

  Mettre fin au sans-abrisme n’est pas une utopie. C’est un devoir républicain.

Pendant ce temps à La France Insoumise

     En 23, le groupe LFI avait déposé une proposition de loi pour encadrer les marges des industries agroalimentaires et établir des prix plancher des matières premières. Proposition rejetée. 19 socialistes et 8 écologistes n’ont pas participé au vote. Il n’a manqué que 6 voix. (au fait nos députés locaux étaient absents.)

     Le 16 juillet 2016 la présidente du groupe LFI M. Panot, a saisi la ministre de l’agriculture pour demander l’arrêt de l’abattage intégral des troupeaux dont l’inefficacité avait été constatée en 2015 dans les pays du sud de l’Europe.

     Elle demandait également de produire suffisamment de vaccins en France, sans devoir attendre les livraisons d’Afrique du sud.

     Les députés LFI sont sur les ronds points soutenant sans ambigüité le protocole proposé par les éleveurs. (voir le N° 28  du 16. 12. 25.) il est regrettable que les élus et responsables politiques locaux (certains arpentant même les ronds-points)  se réfugient, jusqu’ici derrière les « arguments scientifiques » avancées par Macron et le président de la FNSEA. Ils bavardent, pleurent, parfois donnent l’aumône….mais ne soutiennent pas la plateforme.

Pendant ce temps au Rassemblement National.

Le RN veut mettre 2000 personnes de plus à la rue. 

     Des députés RN ont proposé par amendement au budget de couper 15 millions d’euros dans l’hébergement d’urgence alors que 350 000 personnes sont sans logement et que 2000 enfants dorment dans la rue.
Faites-le savoir ! » (1)

(1) Projet de Loi de finances 2026 – Article 49 – Amendement n°II-CE188 Déposé le vendredi 24 octobre 2025

 

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