Colères viticoles

   

     Les remèdes que l’UE et nos gouvernements ont apportés  à la viticulture ont entraîné la fermeture de 11000 exploitations entre 2010 et 2020. Bien sûr , cela continue, entrainant des lourdes conséquences sur les hommes et la nature. Arrêt d’exploitation sans passer la main,  retraite avancée ou recherche d’un travail dans tout autre domaine,  milliers d’ha en friches, concentration et augmentation de la surface moyenne pour quelques-uns.

     A chaque « crise » on écrit des rapports, on parle très fort, surproduction, sous consommation, règlementation, charges sociales, changement climatique, manque d’eau, manque d’anticipation des viticulteurs.  Quand les manifs grossissent, on murmure prix et revenus, murmures vite oubliés, une fois les manifs finies.

     130 millions pour l’arrachage, 4000 euros environ l’ha. Cela  équilibrerait le marché et ferait repartir les prix….pour ceux qui resteront, et surtout cela ne portera pas atteinte à ceux qui profitent: centrales d’achat, agro-alimentaire, banques.

     

     Paroles de syndicalistes lues dans la presse:

« Charges et salaires doivent être couverts par les prix de vente. Malgré des accords, les metteurs en marché continuent à proposer des prix inférieurs au seuil de rentabilité », « C’est le même plan qu’il y a deux ans et on est toujours au même point ».

     Alors oui, il faut des mesures d’urgence, (Pas sûr qu’elles doivent être prises en ponctionnant les caisses de sécu et de retraite, car cela revient à faire financer par les viticulteurs eux-mêmes ces mesures en hypothéquant retraite et couverture médicale. A moins que le gouvernement abonde à hauteur. On est en droit d’en douter!!!)

     Alors oui, il faut prendre des mesures pour que les prix de vente permettent de vivre.

     Les recommandations des rapporteurs exigent beaucoup des viticulteurs. Pour eux, les aides, distillation, arrachage… seront soumises à des critères collectifs stricts exigés par ceux qui achètent et vendent. Pour ceux-là, quelques supplications et un appel à la moralité suffisent. Il ne faut pas les brusquer les pauvres. Pas touche à leurs revenus. Quant-à ceux des viticulteurs…

     On en est vraiment toujours au même point!

Colère sénatoriale.

Sébastien Pla

     Le sénateur socialiste S. PLA, a coécrit avec ses collègues LR, un rapport préconisant  l’organisation de la viticulture  plutôt autour des intérêts de ceux qui « achètent et vendent » sur les marchés, (eux ne vendant pas à perte), que de ceux qui cultivent la vigne et font le vin.

     En outre ce rapport prévoit, de fait, la disparition de milliers d’hectares de vignes (donc d’exploitations).

     Ces jours-ci, dans un « coup de gueule » repris dans la presse locale, il souligne la toute bienveillance de Lecornu qui laisse la main au parlement, le laissant prendre des décisions, et fustige LFI qui ne verrait que des enjeux électoraux.

     Que le budget Lecornu prélève 12 milliards sur la santé, prévoie 4000 postes en moins dans l’Education Nationale, encore moins d’AESH, 8 milliards en moins pour les collectivités locales, et bien d’autres méfaits, ne semble pas émouvoir le sénateur.

Conseils Hollandistes

     Il est d’ailleurs rejoint  sur ce point par F.Hollande qui demande au premier ministre de ne pas exclure le recours au 49-3 pour faire adopter le budget.

     Non monsieur le sénateur, LFI n’est pas ce que vous dites, et vous le savez très bien. LFI défend un programme que vos collègues socialistes ont signé. Vous le reniez, vous rangeant derrière Lecornu et Macron, c’est votre droit, comme c’est le notre de continuer à le défendre pied à pied. C’est  là une nécessité pour des millions d’entre nous, une nécessité pour nos collectivités.

Vitupérations bien commodes

     Par sa déclaration fracassante, le nouveau président de la coordination rurale, Bertrand Venteau, indique que les responsables des difficultés du monde agricole sont les écolos, auxquels il conviendrait de faire la peau.

     Laissons la justice donner les suites appropriées à ces propos belliqueux.

     Rappelons simplement que ni à l’UE ni à Paris les « écolos » ne sont aux affaires. Que la France est gouvernée par Macron-Lecornu qui ne tiennent que par le soutien, tantôt des uns tantôt des autres. De telles déclarations, outre leur forme, ont « le mérite » de faire un écran de fumée protégeant Macron. Ça lui rend bien service!

Aprés le congrès de l'Association des Maires de France

Le silence d'E.Menassi questionne.

     A Limoux, le salon des maires et des territoires a fermé ses portes sans que le président de l’Association des Maires de l’Aude ne condamne le budget Lecornu. (Ne serait ce que pour ce qui concerne les collectivités locales). Il n’ a évidemment pas été question une seconde, d’organiser un tant soit peu la résistance des élus et de la population à ce budget.

     Depuis, le président de l’Association des Maires de France a annoncé, lors de son congrès, 8 milliards de moins sur le budget des collectivités,  auxquels il convient d’ajouter 2,7 milliards de baisse des financements de l’UE. Soit 10,7 milliards retirés à nos collectivités.

      De quoi soulever un tollé, non ? Et pourtant…

     Malgrés  ça, des élus, régionaux, départementaux, se pavanent dans la presse locale, souriant: « Regardez comme tout va bien ». (1) Un tel budget permettrait donc de maintenir quand même les services dont nous avons besoin et d’envisager l’avenir sereinement?  Qui peut croire cela ?

     Utilisant toutes les ficelles pourries de la 5° République, Lecornu entend faire adopter son budget.  Si, au Parlement, il trouve l’aide tantôt des uns, tantôt des autres, dans la population, leur politique est rejetée, leurs partis moribonds.

Invité au congrès de l’AMF, le général Mandon, soutenu par Macron, a prévenu les maires qu’il fallait: « accepter le risque de perdre des enfants, de souffrir économiquement ». Préparez-vous  au pire et acceptez les prélèvements!

Le silence d'E.Menassi.

     Sur ces deux points E. Ménassi, président de l’Association des Maires de l’Aude, et ses amis, à la région  comme au département, restent silencieux, très silencieux.  Qui ne dit mot consent…

     Il y a eu une seule voix à l’assemblée pour voter ce budget. Oui, une seule. Pourtant, au nom de « la non censure » les manœuvres sont engagées pour l’imposer. O. Faure offre encore une fois ses services, en disant bien fort qu’il croit à un compromis.  Complaisant avec un pouvoir qui veut saigner les collectivités territoriales, il entend tout de même administrer des mairies.  Et bien sûr, il tonne sur toutes les radios que LFI, qui se présente à ces élections en mobilisant contre ce budget, fait le jeu de la droite.

     En refusant de combattre ce budget, le président L.R de l’A.M.F, Linard, le président de l’A.M.A Ménassi et…Olivier Faure, ne cherchent-ils pas à faire accepter à la « fatalité » du  budget Lecornu, aux élus locaux?  Cela mérite tout au moins réflexion !

     Fidèles à nos engagements pour la paix et la justice sociale, nous invitons la population à rejoindre le mouvement « Non à la guerre » et à soutenir toute action contre le budget Lecornu.

1) La presse locale a signé une convention avec l’AMA, s’engageant à promouvoir les solutions apportées par les élus

A Limoux, lycéens et profs ne lachent pas.

Ils exigent la titularisation de leur surveillante

    Les lycéens de J. Ruffié, et leurs profs continuent d’exiger la titularisation de leur surveillante en CDI, comme la loi le prévoit. Mais voilà, ceci est laissé à la discrétion du rectorat et …de ses maigres crédits. Situation qui ne devrait certainement pas s’arranger avec les budgets proposés par Macron-Lecornu.

     Tous les étudiants occupant ces emplois ne demandent pas la titularisation et continuent leurs études dans la voie choisie. Toutefois, des personnels se trouvant bien dans ce travail d’accompagnement des élèves souhaitent en faire leur métier. C’est un métier utile et pas toujours facile, et une fonction indispensable.

     Pourquoi ces refus de titularisation?  Après 4 renouvellements accordés avec avis du chef d’établissement, le  lointain rectorat, se rendrait  compte des carences de l’agent? Aurait une lubie, une saute d’humeur ? Que nenni!  Le budget.

     Les lycéens font là très tôt leur propre expérience de la précarité de l’emploi, savamment organisée, à laquelle ils seront confrontés quand ils en chercheront un. Peut-être d’ailleurs leurs familles sont elles-mêmes directement concernées.

     Les lois et les décrets se sont multipliés sous les ministères de Sarkozy, Hollande et Macron. Une médaille pouvant être accordée toutefois à Myriam El-Khomry (à l’origine de la très décriée loi travail). Membre du comité directeur du Parti Socialiste, ministre du travail sous Hollande-Valls, elle a bouleversé le code du travail , portant de graves atteintes aux droits des salariés. Passons…

     Aujourd’hui Lecornu veut supprimer des crédits et des postes à l’Education Nationale.  Le Parti  Socialiste se refuse à le censurer.  Avec d’autres, participera t-il  jusqu’au bout à une entourloupe règlementaire de la 5° République pour laisser passer le budget ?  (Dont celui de l’éducation nationale pour la première fois dépassé par celui de la Défense !) L’avenir le dira.

     Les  lycéens de Ruffié ont cent fois raison de mener ce combat.  CDI pour la surveillante! Immédiatement. CDI pour tous ceux qui dans son cas le demandent après 5 ans d’ancienneté ! Assez de précarité ! NON au budget Lecornu !

A Narbonne aussi.

     Devant le collège Montesquieu à Narbonne, parents et personnels dénoncent un manque de Conseiller principal d’éducation et de plusieurs assistants d’éducation pour assurer  convenablement l’encadrement et l’accompagnement des élèves.

     Monsieur Gasparini, vice président du conseil départemental a exprimé sa solidarité. Tout comme le personnel, il exige les moyens pour assurer les missions. Bien.  Il critique, dans la presse, le budget 2026 sur l’éducation qui prévoit 4000 postes en moins et la moitié des recrutements d’AESH.

     Monsieur Gasparini est dans la majorité départementale présidée par H Sandragné. Qu’en pense t-elle ? Elle dont le parti vient de voter 12 milliards en moins pour la sécu et dont un membre éminent F.Hollande conseille à Lecornu de ne pas perdre de vue le 49-3 pour imposer le budget , que lui, Gasparini, fustige?.

     Par sa déclaration, veut-il protéger de la vindicte des parents et des personnels la politique du parti de sa présidente ? Ou veut il rompre avec une alliance dans laquelle il est enchainé ?